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Algérie : pourquoi les incendies reviennent-ils avec une telle intensité ?

L’Algérie fait une nouvelle fois face aux flammes. Ces derniers jours, des dizaines d’incendies ont touché plusieurs régions du pays, particulièrement dans le Nord et l’Est. Le 29 août, la Protection civile faisait état de 123 incendies recensés en seulement 24 heures, dont 118 avaient été éteints.
Jijel, Béjaïa, Tizi Ouzou, Sétif, Tébessa ou encore Skikda figurent parmi les régions touchées au cours de cette nouvelle vague.
Mais derrière l’urgence se pose une question devenue récurrente : pourquoi l’Algérie est-elle confrontée presque chaque été à des incendies d’une telle ampleur ?
Le phénomène n’est pas nouveau. Entre 1985 et 2022, plus de 75 000 incendies de forêt ont été enregistrés dans le pays, avec environ 35 000 hectares brûlés chaque année en moyenne, selon la Banque mondiale.
Les épisodes de sécheresse prolongée, les températures élevées et la dégradation des sols rendent aujourd’hui certaines régions particulièrement vulnérables. Les fortes chaleurs et les vents peuvent ensuite transformer un départ de feu en incendie difficile à maîtriser.
À cela s’ajoutent d’autres facteurs : proximité entre habitations et massifs forestiers, accumulation de végétation inflammable, activités humaines ou encore difficultés dans la gestion et la surveillance de certains espaces forestiers.
Les autorités algériennes ont ouvert des enquêtes afin de déterminer précisément l’origine des incendies actuellement enregistrés dans plusieurs wilayas. Il serait donc prématuré d’attribuer l’ensemble de ces feux à une cause unique.
Face à un phénomène qui semble désormais s’installer durablement, le défi ne consiste plus seulement à éteindre les flammes. Prévention, surveillance, entretien des forêts, systèmes d’alerte et adaptation au changement climatique deviennent essentiels pour éviter que chaque nouvelle période de fortes chaleurs ne se transforme en catastrophe.
