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Jeux méditerranéens 2026 : l’Égypte en tête, le Maroc deuxième nation africaines méditerranéens 2026 : l’Égypte en tête, le Maroc deuxième nation africaine
Jeux méditerranéens 2026 : l’Égypte en tête, le Maroc deuxième nation africaines méditerranéens 2026 : l’Égypte en tête, le Maroc deuxième nation africaine
Les pays africains réalisent une belle moisson aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026. Au classement des médailles, établi en priorité selon le nombre de titres remportés, l’Égypte domine les délégations africaines devant le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Avec onze titres, l’Égypte s’impose largement comme la première nation africaine de ces Jeux. Sa délégation affiche également une remarquable régularité avec 35 podiums au total. Le Maroc occupe la deuxième place africaine grâce à ses quatre médailles d’or. Même si l’Algérie et la Tunisie comptent davantage de médailles au total, le nombre de titres place les Marocains devant leurs voisins maghrébins au tableau des médailles. Le Maroc a également décroché le bronze dans le tournoi masculin de football U20 après sa victoire 4-1 face à l’Italie. Avec 17 médailles, l’Algérie possède la deuxième plus importante moisson africaine en nombre total de podiums. Ses deux titres la placent toutefois derrière le Maroc dans le classement officiel. La Tunisie compte elle aussi deux médailles d’or. Elle se retrouve juste derrière l’Algérie, qui la devance grâce à ses cinq médailles d’argent contre quatre pour les Tunisiens. À elles quatre, l’Égypte, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie totalisent 81 médailles, dont 19 en or. Au-delà du nombre total de podiums, ces résultats confirment surtout la présence des nations nord-africaines parmi les délégations les plus compétitives du bassin méditerranéen. Et la compétition n’est pas encore terminée : le tableau peut encore évoluer avant la clôture des Jeux.
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Algérie : pourquoi les incendies reviennent-ils avec une telle intensité ?
Algérie : pourquoi les incendies reviennent-ils avec une telle intensité ?
L’Algérie fait une nouvelle fois face aux flammes. Ces derniers jours, des dizaines d’incendies ont touché plusieurs régions du pays, particulièrement dans le Nord et l’Est. Le 29 août, la Protection civile faisait état de 123 incendies recensés en seulement 24 heures, dont 118 avaient été éteints. Jijel, Béjaïa, Tizi Ouzou, Sétif, Tébessa ou encore Skikda figurent parmi les régions touchées au cours de cette nouvelle vague. Mais derrière l’urgence se pose une question devenue récurrente : pourquoi l’Algérie est-elle confrontée presque chaque été à des incendies d’une telle ampleur ? Le phénomène n’est pas nouveau. Entre 1985 et 2022, plus de 75 000 incendies de forêt ont été enregistrés dans le pays, avec environ 35 000 hectares brûlés chaque année en moyenne, selon la Banque mondiale. Les épisodes de sécheresse prolongée, les températures élevées et la dégradation des sols rendent aujourd’hui certaines régions particulièrement vulnérables. Les fortes chaleurs et les vents peuvent ensuite transformer un départ de feu en incendie difficile à maîtriser. À cela s’ajoutent d’autres facteurs : proximité entre habitations et massifs forestiers, accumulation de végétation inflammable, activités humaines ou encore difficultés dans la gestion et la surveillance de certains espaces forestiers. Les autorités algériennes ont ouvert des enquêtes afin de déterminer précisément l’origine des incendies actuellement enregistrés dans plusieurs wilayas. Il serait donc prématuré d’attribuer l’ensemble de ces feux à une cause unique. Face à un phénomène qui semble désormais s’installer durablement, le défi ne consiste plus seulement à éteindre les flammes. Prévention, surveillance, entretien des forêts, systèmes d’alerte et adaptation au changement climatique deviennent essentiels pour éviter que chaque nouvelle période de fortes chaleurs ne se transforme en catastrophe.
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Sénégal : Moody’s abaisse encore la note souveraine, les finances publiques sous pression
Sénégal : Moody’s abaisse encore la note souveraine, les finances publiques sous pression
Le Sénégal fait face à un nouveau signal d’alerte économique. L’agence Moody’s a abaissé la note souveraine du pays de Caa1 à Caa2, tout en maintenant une perspective négative. En cause : des besoins de financement élevés, une dette publique importante et des conditions de refinancement devenues plus difficiles. L’absence prolongée d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international pousse également Dakar à davantage solliciter le marché financier régional. Cette décision intervient alors qu’une mission du FMI est actuellement à Dakar, du 19 août au 1er septembre, pour poursuivre les discussions avec les autorités sénégalaises autour d’un nouveau programme financier. La situation reste donc délicate, mais l’issue des négociations avec le FMI pourrait jouer un rôle déterminant. Un accord permettrait notamment au Sénégal de retrouver un accès plus important à des financements concessionnels et de réduire une partie de la pression pesant sur ses finances publiques. Pour Dakar, l’enjeu est désormais double : restaurer la confiance des partenaires financiers tout en poursuivant l’assainissement budgétaire sans freiner le développement économique du pays.
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Maroc : nouvelle offensive numérique ou guerre de l’information ?
Maroc : nouvelle offensive numérique ou guerre de l’information ?
Une nouvelle publication attribuée au groupe Jabaroot place le Maroc au centre de l’attention cyber. Le groupe affirme avoir diffusé les données de quelque 70 000 membres des services de sécurité et de renseignement marocains. Une affirmation spectaculaire qui doit toutefois être considérée avec prudence : plusieurs vérifications remettent en question la nature et surtout l’origine réelle des fichiers. Le 24 août, le groupe se faisant appeler Jabaroot a annoncé avoir mis en circulation une importante base de données qu’il présente comme provenant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) et de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). La revendication a rapidement été reprise, mais son ampleur reste à établir. Le média marocain Médias24, après avoir examiné et recoupé les fichiers, estime notamment que l'immense majorité des personnes concernées seraient des policiers de la DGSN et non 70 000 agents de renseignement. Il évoque également la possibilité d'un assemblage de données provenant de compromissions antérieures plutôt que d'une intrusion entièrement nouvelle. Autrement dit, une fuite existe, mais le récit qui l'accompagne pourrait être aussi important que son contenu. Le Maroc régulièrement pris pour cible L'épisode n'est pas isolé. Depuis 2025, le nom de Jabaroot est apparu dans plusieurs affaires concernant des institutions marocaines, notamment la CNSS, des systèmes liés au notariat, à la justice ou encore des données administratives. Certaines revendications ont été confirmées au moins partiellement, tandis que d'autres ont été contestées ou démenties. Cette succession pose une question qui dépasse désormais la seule cybersécurité : pourquoi le Maroc est-il devenu une cible aussi récurrente de campagnes numériques et informationnelles ? Le Royaume occupe aujourd'hui une place de plus en plus visible sur la scène africaine et internationale, notamment sur les plans diplomatique, économique, sécuritaire et sportif. Cette montée en visibilité s'accompagne inévitablement de rivalités, de rapports de force et d'intérêts contradictoires. Dans le cyberespace, ces tensions peuvent prendre la forme d'attaques techniques, mais également de campagnes destinées à fragiliser une institution, provoquer une réaction publique ou atteindre l'image d'un État. Il serait toutefois hasardeux, en l'absence de preuves établies, d'attribuer les opérations revendiquées par Jabaroot à un État ou à une puissance étrangère. Piratage ou bataille du récit ? C'est peut-être là que se trouve l'enjeu principal de cette nouvelle affaire. Si les fichiers actuellement diffusés sont effectivement constitués en partie de données précédemment compromises, leur republication sous l'étiquette d'une gigantesque intrusion contre les renseignements marocains pourrait relever autant de la guerre de l'information que du piratage informatique. Le chiffre spectaculaire de « 70 000 agents » produit à lui seul un impact médiatique considérable, indépendamment de ce que contiennent réellement les fichiers. Pour Rabat, le défi est donc double : renforcer continuellement la protection de ses infrastructures numériques, mais aussi répondre à des opérations dont l'objectif peut être de construire l'image d'un État vulnérable. À mesure que le Maroc accroît son influence et sa visibilité, il attire les partenariats et les investissements, mais également les rivalités et les offensives de ceux qui cherchent à contester cette progression. Dans cette affaire, une certitude demeure donc difficile à établir : derrière le bruit provoqué par Jabaroot, l'ampleur réelle d'un nouveau piratage reste encore à démontrer.
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Algérie–Mali : Alger et Bamako choisissent de renouer le dialogue
Algérie–Mali : Alger et Bamako choisissent de renouer le dialogue
Après de longs mois de tensions, l’Algérie et le Mali semblent avoir décidé de tourner progressivement la page de leur crise diplomatique. La visite à Alger du Premier ministre malien Abdoulaye Maïga, reçu le 24 août par le président Abdelmadjid Tebboune, marque une nouvelle étape dans un rapprochement stratégique pour les deux voisins. Les images contrastent avec les tensions qui ont marqué les relations entre Alger et Bamako ces derniers mois. Lundi 24 août, le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga s’est rendu à Alger à la tête d’une importante délégation. Après avoir été accueilli par son homologue algérien Sifi Ghrieb, il a été reçu par le président Abdelmadjid Tebboune. Le chef du gouvernement malien était notamment porteur d’un message du président de la Transition, Assimi Goïta. Au-delà du protocole, cette rencontre confirme une volonté politique désormais affichée des deux côtés : rétablir un dialogue direct et reconstruire une relation mise à rude épreuve. Plus de 1 300 kilomètres de frontière commune Pour Alger comme pour Bamako, la géographie impose une forme de pragmatisme. Les deux pays partagent plus de 1 300 kilomètres de frontière, dans une région confrontée à la circulation de groupes armés, aux trafics transfrontaliers et à une instabilité persistante. Le Premier ministre malien l’a résumé à l’issue de sa rencontre avec Abdelmadjid Tebboune en estimant que les deux pays étaient appelés à avancer ensemble et à travailler à la prospérité de leurs populations. Derrière cette formule se trouve une réalité stratégique : malgré leurs divergences politiques, l’Algérie et le Mali ont difficilement intérêt à laisser s’installer durablement une confrontation entre deux États voisins confrontés à des défis sécuritaires communs. Une relation profondément fragilisée Le rapprochement actuel intervient après une période particulièrement difficile. Les divergences autour de l’Accord d’Alger de 2015, la question des groupes armés du nord du Mali et plusieurs différends diplomatiques avaient progressivement détérioré les relations. La crise s’était encore aggravée après l’incident d’un drone militaire malien, abattu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 près de la frontière. Alger affirmait que l’appareil avait pénétré dans son espace aérien, ce que Bamako contestait. L'épisode avait contribué à une forte dégradation des relations entre les deux voisins. Mais depuis plusieurs semaines, les signes de détente se multiplient. En juillet 2026, les deux pays ont notamment convenu du retour de leurs ambassadeurs et de la réouverture de leurs espaces aériens, préparant le terrain à une reprise du dialogue politique. Alger veut rester un acteur majeur du Sahel Pour l’Algérie, la relation avec le Mali dépasse largement les seules relations bilatérales. Le pays possède une longue frontière avec le Sahel et considère traditionnellement la stabilité de cette région comme une question directement liée à sa propre sécurité. Le rapprochement avec Bamako peut ainsi permettre à Alger de retrouver une capacité de dialogue importante dans une région dont les équilibres diplomatiques ont profondément changé ces dernières années. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont renforcé leur coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel, tandis que les relations avec plusieurs partenaires occidentaux ont été profondément redéfinies. Dans ce nouvel environnement, l’Algérie cherche à préserver son rôle de puissance régionale tout en adaptant sa diplomatie aux nouvelles réalités du Sahel. La souveraineté au cœur du nouveau dialogue Du côté malien, le rapprochement s’accompagne cependant d’une ligne clairement affirmée. Bamako insiste sur le respect de la souveraineté nationale, la non-ingérence et la préservation des intérêts de chaque État. Ces principes avaient d’ailleurs été explicitement mentionnés par la Primature malienne avant la visite d’Abdoulaye Maïga. Le rapprochement ne signifie donc pas nécessairement que toutes les divergences ont disparu. Il traduit plutôt la volonté des deux capitales de gérer leurs désaccords par le dialogue plutôt que par l’escalade diplomatique. Vers une visite d’Assimi Goïta en Algérie ? La prochaine étape pourrait être encore plus symbolique. Selon la Primature malienne, Assimi Goïta a donné son accord pour effectuer une visite officielle en Algérie, après une invitation d’Abdelmadjid Tebboune. Si elle se concrétise, cette rencontre entre les deux chefs d’État pourrait consacrer définitivement le réchauffement actuel et permettre d’aborder plus directement les dossiers sécuritaires, économiques et énergétiques. Après des mois de tensions, Alger et Bamako semblent donc privilégier le pragmatisme. Dans un Sahel confronté à de profondes transformations, le retour du dialogue entre deux voisins partageant plus de 1 300 kilomètres de frontière constitue aussi un signal en faveur d’une coopération régionale davantage portée par les États africains eux-mêmes.
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Sénégal et FMI : entre souveraineté économique et nécessité de financement
Sénégal et FMI : entre souveraineté économique et nécessité de financement
Le Sénégal revendique une plus grande souveraineté dans la conduite de sa politique économique et refuse jusqu’ici une restructuration de sa dette. Pourtant, Dakar poursuit parallèlement les discussions avec le FMI pour obtenir un nouveau programme de financement. Une position qui peut sembler contradictoire, mais qui traduit surtout l’étroitesse de la marge de manœuvre du pays. Un discours de souveraineté assumé Depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités sénégalaises, la souveraineté économique occupe une place importante dans le discours politique. La volonté affichée est celle d’un Sénégal davantage maître de ses choix économiques, capable de défendre ses intérêts face aux partenaires internationaux et de réduire progressivement certaines formes de dépendance financière. Cette orientation s’est notamment manifestée dans le débat sur la dette publique. Ousmane Sonko a clairement rejeté le principe d’une restructuration de la dette sénégalaise, tout en défendant une approche qu’il présente comme pragmatique. Pour les autorités, accepter une restructuration dans de mauvaises conditions pourrait affecter la crédibilité financière du pays et entraîner des conséquences économiques importantes. Mais cette volonté d’autonomie se heurte à une réalité : les besoins de financement du Sénégal restent considérables. Dakar continue de discuter avec le FMI Malgré un discours parfois critique à l’égard des institutions financières internationales, le Sénégal n’a pas rompu avec le Fonds monétaire international. Bien au contraire. Les autorités sénégalaises ont officiellement réaffirmé leur intérêt pour un nouveau programme soutenu par le FMI. Une nouvelle mission de l’institution se déroule à Dakar du 19 août au 1er septembre 2026 afin de poursuivre les discussions sur les politiques économiques et les réformes susceptibles d’être accompagnées par un nouvel accord de financement. Cette situation crée un contraste politique évident : le Sénégal souhaite préserver une forte autonomie dans la gestion de sa dette tout en recherchant l’appui financier d’une institution dont les programmes s’accompagnent traditionnellement d’engagements économiques et budgétaires. Une contradiction ? À première vue, la situation peut sembler paradoxale. Comment défendre une plus grande souveraineté économique tout en sollicitant un nouveau programme auprès du FMI ? La réponse tient en partie à la différence entre refuser une restructuration de la dette et refuser toute coopération avec le FMI. Dakar ne ferme pas la porte à l’institution. Les autorités cherchent plutôt à négocier les conditions dans lesquelles cette coopération pourrait se poursuivre. Le Sénégal veut donc conserver une marge de décision importante tout en bénéficiant de financements susceptibles de soulager les tensions qui pèsent sur ses finances publiques. Cette ligne est ambitieuse, mais difficile à tenir. Une dette qui limite les marges de manœuvre Le débat intervient alors que la situation budgétaire reste particulièrement délicate. Selon le FMI, le déficit budgétaire sénégalais a fortement diminué, passant de 13,4 % du PIB en 2024 à 6,4 % en 2025. L’économie a parallèlement enregistré une croissance réelle de 6,7 % en 2025, soutenue notamment par l'expansion du secteur des hydrocarbures. Ces résultats constituent des signaux encourageants. Mais le Fonds estime toujours que les vulnérabilités liées à la dette restent élevées. Le précédent programme avec le FMI avait été perturbé après la découverte d’importantes erreurs dans les données relatives aux finances publiques et à l’endettement transmises sous l’ancienne administration. Les nouvelles autorités ont elles-mêmes contribué à mettre au jour cette situation et ont engagé des réformes destinées à renforcer la transparence et la gestion de la dette. Le pétrole et le gaz peuvent-ils changer l’équation ? Le Sénégal dispose néanmoins d’un nouvel atout. L’entrée dans l’ère de la production pétrolière et gazière modifie progressivement les perspectives économiques du pays. Les exportations d’hydrocarbures ont déjà contribué à réduire fortement le déficit du compte courant en 2025. À moyen terme, ces nouvelles recettes pourraient offrir davantage de marges de manœuvre à l’État. Mais elles ne règlent pas immédiatement les difficultés de financement. Le défi pour Dakar consiste donc à transformer cette nouvelle richesse en développement économique tout en rétablissant progressivement l’équilibre des finances publiques. Trouver une troisième voie Plus qu’une rupture avec le FMI, la stratégie sénégalaise semble aujourd’hui relever d’une tentative de redéfinition du rapport avec l’institution. Dakar veut coopérer sans donner l’impression de renoncer à ses choix économiques. Le FMI, de son côté, rappelle que tout nouveau financement doit reposer sur des perspectives de dette soutenables et sur des politiques capables de replacer durablement les finances publiques sur une trajectoire crédible. Entre ces deux exigences se déroule désormais la négociation. La contradiction apparente entre le discours de souveraineté et la recherche d’un nouvel accord avec le FMI constitue ainsi l’un des principaux tests économiques du Sénégal : démontrer qu’il est possible de défendre une plus grande autonomie tout en composant avec les contraintes du financement international.
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RDC : Starlink connecte désormais les smartphones directement par satellite
RDC : Starlink connecte désormais les smartphones directement par satellite
La République démocratique du Congo devient le premier pays africain à accueillir commercialement Starlink Mobile. Lancé avec Airtel Africa, le service permet à certains smartphones de se connecter directement aux satellites dans les zones dépourvues de couverture mobile terrestre. Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le développement de la connectivité en Afrique. Airtel Africa et Starlink ont lancé en République démocratique du Congo un service permettant à des téléphones mobiles compatibles de communiquer directement avec les satellites Starlink. La RDC devient ainsi le premier marché africain où cette technologie est déployée commercialement. Le système vise notamment les régions rurales ou isolées dans lesquelles les réseaux mobiles terrestres restent absents ou difficiles d’accès. Aucun équipement satellite supplémentaire n’est nécessaire : un smartphone Android compatible LTE et un forfait Airtel actif peuvent suffire. Dans un premier temps, le service permet notamment l’utilisation des SMS et d’applications nécessitant peu de données, comme WhatsApp. Sa compatibilité et ses fonctionnalités doivent progressivement être étendues. Pour la RDC, immense territoire où l’installation d’infrastructures télécoms reste particulièrement complexe dans certaines régions, la connexion directe par satellite pourrait contribuer à réduire les zones blanches et améliorer l’accès aux communications. Après la RDC, Airtel Africa et Starlink ambitionnent d’étendre progressivement cette technologie à d’autres marchés africains.
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Les Camerounaises championnes d'Afrique
Les Camerounaises championnes d'Afrique
Les Lionnes Indomptables ont écrit une nouvelle page de l’histoire du football camerounais. Victorieuses du Malawi (3-0) en finale de la CAN féminine 2026, elles décrochent le premier titre continental de leur histoire, au terme d’un parcours d’autant plus remarquable que leur présence dans la compétition était loin d’être acquise. Le Cameroun tient enfin son titre. Après plusieurs finales perdues et des années passées parmi les grandes nations du football féminin africain sans parvenir à soulever le trophée, les Lionnes Indomptables ont remporté la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026. En finale, les Camerounaises se sont imposées 3-0 face au Malawi, concluant de la plus belle manière une compétition qui restera historique pour la sélection. Un premier sacre continental Le Cameroun avait déjà atteint la finale de la compétition à trois reprises, en 2004, 2014 et 2016, sans jamais parvenir à décrocher le titre. Cette victoire met donc fin à une longue attente pour une sélection qui fait depuis plusieurs années partie des références du football féminin sur le continent. Le succès prend une dimension supplémentaire au regard du parcours réalisé par les Camerounaises avant même le début du tournoi. Des éliminatoires à l'élimination… puis au titre Quelques mois auparavant, le Cameroun semblait pourtant devoir regarder la CAN depuis chez lui. Les Lionnes Indomptables avaient été éliminées lors du dernier tour des qualifications après une défaite 3-1 sur l'ensemble des deux rencontres face à l'Algérie. Mais la décision de la Confédération africaine de football d'élargir la compétition de 12 à 16 sélections a complètement changé leur destin. Grâce à leur position au classement international, les Camerounaises ont obtenu l'une des quatre places supplémentaires attribuées pour participer au tournoi. Une deuxième chance qu'elles ont transformée en véritable renaissance. Repêché avant la compétition, le Cameroun quitte finalement le tournoi avec le trophée. Le retour des Lionnes Indomptables Ce sacre marque également le retour au premier plan d'une sélection absente de l'édition précédente. Longtemps considérées comme l'une des grandes puissances africaines, les Lionnes avaient perdu du terrain ces dernières années face à la montée en puissance de plusieurs sélections du continent. La CAN 2026 leur a permis de retrouver leur statut. Le Cameroun a su progresser au fil de la compétition avant de s'imposer dans les rencontres décisives et d'atteindre une nouvelle finale, cette fois avec une issue différente. Face au Malawi, les Lionnes n'ont pas laissé passer leur chance. Avec trois buts inscrits et aucun encaissé en finale, elles ont confirmé leur supériorité et offert au Cameroun un trophée attendu depuis plusieurs décennies. Une génération qui entre dans l'histoire Cette victoire ouvre désormais un nouveau chapitre pour le football féminin camerounais. Les précédentes générations avaient permis au pays de s'installer parmi les meilleures équipes africaines, avec notamment trois finales continentales et deux participations à la Coupe du monde. La génération 2026 est celle qui aura réussi à franchir la dernière marche. Au-delà du trophée, cette CAN marque également une étape importante dans la préparation des prochaines échéances internationales. Le tournoi africain était en effet directement lié aux qualifications pour la Coupe du monde féminine 2027, organisée au Brésil. Le Cameroun peut désormais regarder vers cette nouvelle échéance avec des ambitions renforcées. Quelques mois seulement après avoir cru manquer complètement la compétition, les Lionnes Indomptables terminent donc leur aventure au sommet du football africain. Du repêchage au titre continental, le parcours camerounais restera comme l'une des grandes histoires de cette CAN féminine 2026.
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Tchad: après sa libération, Succès Masra laisse la porte ouverte à un gouvernement d'union nationale
Tchad: après sa libération, Succès Masra laisse la porte ouverte à un gouvernement d'union nationale
Au Tchad, au lendemain de sa libération, l’ancien Premier ministre et opposant Succès Masra, gracié vendredi 14 août par le président Mahamat Déby Itno, a retrouvé ses partisans samedi soir au siège de son parti Les Transformateurs, en présence de plusieurs organes de presse. L’occasion d’exposer ses intentions pour l’avenir, même s'il demeure inéligible.
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Royal Air Maroc va équiper ses avions du Wi-Fi Starlink
Royal Air Maroc va équiper ses avions du Wi-Fi Starlink
Royal Air Maroc a conclu un accord avec Starlink pour équiper progressivement sa flotte d'une connexion Wi-Fi satellitaire. Le déploiement doit débuter en 2027, faisant de la compagnie marocaine une pionnière de cette technologie dans l'aviation africaine.
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Assimi Goïta gracie l’agent français de la DGSE Yann Vézilier
Assimi Goïta gracie l’agent français de la DGSE Yann Vézilier
Après près d’un an de détention au Mali et une condamnation à vingt ans de prison, l’agent français de la DGSE Yann Vézilier a été gracié par le président de la transition malienne, Assimi Goïta. Une décision qui met fin à un dossier particulièrement sensible entre Bamako et Paris. Le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta, a accordé sa grâce à Yann Vézilier, officier français de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), détenu au Mali depuis août 2025. Le ressortissant français a été libéré le 13 août 2026, près d’un an après son arrestation à Bamako. Condamné à vingt ans de prison Yann Vézilier avait été arrêté en août 2025 par les services de sécurité maliens. Les autorités l’accusaient notamment d’avoir participé à une tentative de déstabilisation des institutions maliennes. Officiellement deuxième secrétaire à l’ambassade de France à Bamako, il était également un officier de la DGSE dûment accrédité auprès des autorités maliennes. Paris avait dès le début rejeté les accusations portées contre lui et dénoncé son arrestation, estimant notamment que son statut diplomatique devait lui garantir une protection au titre de la Convention de Vienne. Le 5 juin 2026, la justice malienne l’avait néanmoins condamné à vingt ans de réclusion criminelle, ainsi qu'à une interdiction de séjour de vingt ans au Mali et à une amende. Une grâce accordée par Assimi Goïta Un peu plus de deux mois après cette lourde condamnation, Assimi Goïta a finalement décidé d'accorder sa grâce à l'officier français. Cette mesure permet sa remise en liberté, mais n'annule pas juridiquement la condamnation prononcée par la justice malienne. Yann Vézilier a quitté le territoire malien après sa libération. Une médiation marocaine en coulisses Cette libération intervient après plusieurs mois de démarches diplomatiques autour du sort de l'agent français. Le Maroc aurait notamment joué un rôle important de médiation entre les différentes parties. Rabat avait déjà participé aux efforts ayant conduit, en décembre 2024, à la libération de quatre agents français détenus pendant plus d'un an au Burkina Faso. D'autres pays avaient également tenté d'intervenir dans le dossier malien. Un dossier au cœur des tensions entre Bamako et Paris L'affaire Yann Vézilier s'inscrit dans un contexte de profonde dégradation des relations entre la France et le Mali. Depuis l'arrivée au pouvoir des militaires à Bamako et le rapprochement du Mali avec la Russie, les relations entre les deux anciens partenaires se sont considérablement détériorées. L'arrestation de l'officier français avait encore aggravé ces tensions et conduit Paris à rappeler des membres de son dispositif de renseignement présents au Mali. La grâce accordée par Assimi Goïta referme désormais l'un des dossiers diplomatiques les plus sensibles entre les deux pays, sans pour autant signifier une normalisation immédiate des relations franco-maliennes.
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Colombie : un puissant séisme fait au moins 132 morts
Colombie : un puissant séisme fait au moins 132 morts
Un puissant séisme de magnitude 7,4 a frappé l’ouest de la Colombie lundi 10 août 2026. Son épicentre a été localisé près de San José del Palmar, dans le département du Chocó, à une profondeur d’environ 103 kilomètres. Selon un bilan encore provisoire, la catastrophe a fait au moins 132 morts et 570 blessés. De nombreuses personnes sont toujours portées disparues, tandis que les équipes de secours poursuivent leurs recherches dans les bâtiments effondrés. Les villes de Cali, Pereira, Quibdó et Manizales figurent parmi les zones les plus touchées. La secousse a également été ressentie à Bogotá ainsi que dans plusieurs pays voisins, notamment au Panama, en Équateur et au Venezuela. Près de 1 600 bâtiments ont été endommagés et plusieurs infrastructures essentielles, dont des établissements de santé, des routes et des aéroports, ont été affectées. Des répliques ont été enregistrées après le tremblement de terre principal. Le président colombien a déclaré l’état d’urgence nationale afin d’accélérer les opérations de secours et l’acheminement de l’aide vers les régions sinistrées. Plusieurs pays et organisations internationales ont proposé leur assistance. Le Service géologique colombien précise qu’il s’agit du séisme le plus puissant enregistré dans le pays depuis le début du XXIe siècle. Le bilan humain pourrait encore s’alourdir à mesure que les secours atteignent les localités les plus isolées.
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Les contestations se multiplient depuis quelques jours contre Gianni Infantino
Les contestations se multiplient depuis quelques jours contre Gianni Infantino
Gianni Infantino ne fait pas grand-chose pour se faire apprécier depuis quelques mois. Déjà à l'origine de réformes controversées (élargissement de la Coupe du Monde à 48, pauses fraîcheur...), le président de la FIFA s'est de nouveau fait remarquer pour les mauvaises raisons ces dernières semaines. Le dirigeant suisse a, tout d'abord, reçu une pluie de critiques après avoir levé la suspension de Folarin Balogun lors de la Coupe du Monde 2026, après un appel avec Donald Trump, le président des USA. Le président de la FIFA. Malgré ces nombreuses critiques, le président de l'instance mondiale ne devrait pas démissionner. Malgré les critiques, la FIFA apporte son soutien à Gianni Infantino Ensuite, Gianni Infantino s'est enfoncé en annonçant un grand projet de création d'une société commerciale dans laquelle 20% des parts de la Coupe du Monde seraient "vendues" à un groupe d'investisseurs. L'idée de trop pour de nombreux acteurs du monde du football. Plusieurs confédérations, l'UEFA en tête, se sont opposées à cette idée, tout comme les soutiens proches du président de la FIFA qui se sont désolidarisés de ce projet. On pense notamment à Mattias Grafström, numéro 2 de l'instance, Kévin Lamour, numéro 3 de la FIFA ou encore Carlos Cordeiro, conseiller principal de Gianni Infantino.
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Algérie : deux membres de la DZ Mafia d'origine algérienne , interpellés et placés en détention.
Algérie : deux membres de la DZ Mafia d'origine algérienne , interpellés et placés en détention.
En Algérie, Mehdi Laribi et Djamel Djeha, deux membres présumés de la DZ Mafia, une organisation criminelle marseillaise, ont été interpellés et placés en détention provisoire à la demande du parquet d’Alger. Voici ce que l’on sait.
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Transport aérien en Afrique : vers des vols moins chers entre les pays africains ?
Transport aérien en Afrique : vers des vols moins chers entre les pays africains ?
Voyager en avion entre deux pays africains reste souvent coûteux et compliqué. Certaines liaisons obligent encore les passagers à effectuer une correspondance en Europe ou au Moyen-Orient avant de rejoindre une autre destination située sur le continent. Pour améliorer cette situation, l’Union africaine porte le projet de Marché unique du transport aérien africain. Son objectif est de faciliter les liaisons entre les pays, d’augmenter le nombre de vols directs et de renforcer la concurrence entre les compagnies aériennes africaines. Une meilleure ouverture du ciel africain pourrait permettre aux transporteurs de proposer plus facilement de nouvelles lignes. À terme, l’augmentation de l’offre pourrait réduire certains prix, développer le tourisme et faciliter les déplacements des étudiants, des entrepreneurs et des membres de la diaspora. Le projet pourrait également favoriser les échanges commerciaux. Des vols plus nombreux et plus directs permettraient de transporter plus rapidement les voyageurs et certaines marchandises entre les différentes régions du continent. Cependant, la baisse des tarifs n’est pas automatique. Les taxes aéroportuaires, le prix du carburant, l’état des infrastructures et les règles appliquées par chaque pays continuent d’influencer fortement le prix des billets. La réussite du marché aérien africain dépendra donc de la coopération entre les États, les aéroports, les autorités de l’aviation civile et les compagnies aériennes. Source : Union africaine — Projet de Marché unique du transport aérien africain.
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La ZLECAf veut faciliter le commerce numérique entre les pays africains
La ZLECAf veut faciliter le commerce numérique entre les pays africains
La Zone de libre-échange continentale africaine veut accélérer le développement du commerce numérique entre les pays du continent. Le protocole de la ZLECAf consacré au commerce numérique prévoit la création de règles communes afin de faciliter les transactions transfrontalières et de renforcer la confiance des entreprises comme des consommateurs. Le projet porte notamment sur l’harmonisation des normes, la protection des échanges, l’interopérabilité des systèmes et la réduction des obstacles rencontrés par les entreprises qui souhaitent vendre leurs produits ou leurs services dans plusieurs pays africains. Cette évolution pourrait particulièrement bénéficier aux startups, aux petites entreprises, aux plateformes de commerce en ligne et aux solutions africaines de paiement. Aujourd’hui, les différences de réglementation, les difficultés de paiement et le manque de coordination entre les systèmes nationaux limitent encore le développement d’un véritable marché numérique continental. La mise en œuvre restera progressive et dépendra des décisions prises par les États. L’objectif est néanmoins clair : permettre aux entreprises africaines d’accéder plus facilement à un marché continental et favoriser l’émergence de services numériques conçus en Afrique. Source : Union africaine — Protocole de la ZLECAf sur le commerce numérique.
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Burkina Faso : entre souveraineté économique et défi sécuritaire, quelle trajectoire en 2026 ?
Burkina Faso : entre souveraineté économique et défi sécuritaire, quelle trajectoire en 2026 ?
Le Burkina Faso poursuit en 2026 une transformation profonde de son modèle économique et politique, avec une volonté affichée de renforcer le contrôle national sur les ressources et de développer de nouvelles infrastructures. Mais cette stratégie se déploie dans un pays toujours confronté à une menace jihadiste importante et à des interrogations sur l’évolution de ses institutions. Le Burkina Faso poursuit en 2026 la transformation engagée depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022. La politique menée à Ouagadougou repose notamment sur une affirmation accrue de la souveraineté nationale, une intervention plus importante de l’État dans certains secteurs économiques et une nouvelle architecture sécuritaire construite notamment avec le Mali et le Niger. Sur le plan économique, les autorités cherchent à augmenter la part des richesses produites localement qui bénéficie directement au pays. Le secteur aurifère occupe une place centrale dans cette stratégie. En juillet 2026, le gouvernement a notamment annoncé la création de Bouboulou S.A., une société minière industrielle détenue entièrement par l’État. Cette décision s’inscrit dans une politique plus large visant à renforcer la participation publique dans l'exploitation et la transformation des ressources minières. Les autorités ont parallèlement engagé plusieurs programmes d'infrastructures et de développement destinés à stimuler l'activité nationale. Les indicateurs macroéconomiques montrent une certaine résistance de l'économie malgré le contexte sécuritaire difficile. Les chiffres présentés par le gouvernement pour l'exercice 2025 font notamment état d'une croissance de 5,3 %. Ces résultats devront cependant être observés dans la durée et confrontés à leur impact concret sur l'emploi, les revenus et les conditions de vie de la population. La sécurité demeure en effet l'un des principaux défis du Burkina Faso. Plusieurs régions continuent d'être affectées par les activités de groupes jihadistes, notamment ceux liés au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM). Les forces burkinabè et les Volontaires pour la défense de la patrie poursuivent leurs opérations pour reprendre et sécuriser les territoires concernés. Cette situation continue de peser sur les populations, les déplacements internes, les échanges commerciaux et les finances publiques. Dans le même temps, Ouagadougou cherche également à renforcer la coopération avec certains de ses voisins. Des initiatives de coordination sécuritaire ont notamment été engagées avec le Bénin dans les zones frontalières, tandis que le Burkina Faso poursuit sa coopération militaire avec le Mali et le Niger dans le cadre de l'Alliance des États du Sahel. Sur le plan politique, le pays reste dirigé par un régime de transition militaire. Les autorités mettent en avant la nécessité de restaurer la sécurité et la souveraineté du territoire avant une normalisation institutionnelle complète. Des organisations de défense des droits humains et certains observateurs expriment toutefois des préoccupations concernant l'espace accordé à l'opposition politique, aux organisations de la société civile et aux médias. Le Burkina Faso présente ainsi en 2026 une situation contrastée : une politique économique plus interventionniste et tournée vers la souveraineté, des investissements et des projets de transformation nationale, mais également une crise sécuritaire persistante et un débat toujours ouvert sur l'avenir institutionnel du pays. Les prochains mois permettront surtout de mesurer si les transformations économiques et sécuritaires engagées se traduisent durablement par une amélioration des conditions de vie et de la stabilité pour la population burkinabè.
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