Dans le même temps, indique l’organisme indépendant de recherche sur les conflits, les armements, le contrôle des armements et le désarmement, les importations algériennes ont chuté de 78 %, reléguant le pays au 33e rang mondial, avec 0,9 % des importations mondiales d’armes. Mais selon la publication du Sipri,
nuance l’Agence Ecofin, “plusieurs rapports non vérifiés font état de contrats avec la Russie pour la période 2021-2025, ce qui laisse penser que les données disponibles [concernant l’Algérie] pourraient être sous-estimées”.
Les tensions entre les deux pays du Maghreb demeurent un facteur géopolitique déterminant pour expliquer ces dépenses. Le Maroc détrône l’Algérie, qui a été pendant des décennies le principal importateur d’armes du continent. Le royaume chérifien concentre désormais 1 % des importations globales, contre 0,9 % auparavant, se classant au 28e rang mondial.
Les États-Unis et Israël comme fournisseurs
Une augmentation commentée par la presse marocaine, parmi laquelle le site
Bladi.net, qui note que, dans ces importations, les États-Unis consolident leur position de premier fournisseur du pays, avec 60 % des livraisons, suivis par Israël, avec 24 %, et par la France, avec 10 %. Ces acquisitions concernent principalement les avions de chasse, les systèmes de défense et les équipements technologiques de pointe, précise le site dans sa version anglophone :
“Washington demeure le pilier central de cette structure, tandis que la coopération sécuritaire avec Israël continue de se développer de manière significative.”
De son côté, la Russie est restée le principal fournisseur de l’Algérie durant la période 2021-2025, représentant 39 % des importations, suivie par la Chine, avec 27 %, et l’Allemagne, avec 18 %.